Premier Roman.
Marc Trevidic fut, entre 2006 et 2015, juge
d'instruction au tribunal de grande instance de Paris au pôle antiterrorisme. Il
est désormais le premier vice-président du Tribunal de grande instance de Lille. Il publie un premier roman, inspiré par son expertise en
matière d’anti-terrorisme et de filière djihadiste.
Ahlam, le rêve en arabe, c'est le prénom d'une jeune
fille tunisienne. Elle et son frère, Issam, révèlent des dons artistiques
exceptionnels encouragés par un peintre français hébergé par leur père. Mais la
montée de l'islamisme va briser cette harmonie. Tandis qu'Issam se radicalise,
Ahlam devient l'une des figures de la révolution de jasmin.
Le roman commence sous l’ère Ben Ali, et en marge de
l’histoire d’amour entre Paul le français et Ahlam la tunisienne, décrit la
montée de l’islamisme et les ressorts qui animent les fanatiques religieux dans
la Tunisie post révolution de 2011.
L’expérience du juge antiterroriste dans les passages qui
concernent les islamistes radicaux rend ce livre très intéressant, et éclaire
l’actualité d’une Tunisie dont de nombreux jeunes hommes ont rejoint
l’organisation terroriste DAECH.
L’histoire d’Ahlam, racontée joliment et avec beaucoup de tendresse
rend compte de la lutte des femmes tunisiennes pour leur liberté dans ce
contexte.
Enfin la théorie de l’unicité de l’art « musique-peinture-poésie »
c'est-à-dire » 1note-1couleur-1lettre »est amusante à
envisager...
J’ai aimé et je vous le conseille.
C.R.

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