Nous sommes
en Italie au début du XXe siècle, dans une bourgade du Canavese, une région du
Piémont aux frontières incertaines.
Les vies des
femmes qui composent la lignée de l'auteure sont le reflet d'une transformation
économique, sociale et culturelle. À commencer par Ninin, sa grand-mère, au
palais déformé par le pis de vache qu'elle a tété enfant, mais une des
premières à partir travailler en ville. Le récit est à la limite un documentaire,
presque personnel, sensible.
L'environnement de ces femmes prend vie par de
menus détails : la texture de la polenta sous la dent, l'odeur de la crème à
baratter, la forme d'une robe en sablier qui fait se retourner les hommes. Les
mots de l’auteure sont d'une infinie tendresse pour celles qu'on a si peu
regardées et écoutées.
4/5
Emmanuelle Liégey, lectrice

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