jeudi 3 décembre 2015

Toutes nos mères / Marguerita Giacobino. – Stock, 2015.





Nous sommes en Italie au début du XXe siècle, dans une bourgade du Canavese, une région du Piémont aux frontières incertaines.
Les vies des femmes qui composent la lignée de l'auteure sont le reflet d'une transformation économique, sociale et culturelle. À commencer par Ninin, sa grand-mère, au palais déformé par le pis de vache qu'elle a tété enfant, mais une des premières à partir travailler en ville. Le récit est à la limite un documentaire, presque personnel, sensible. 

L'environnement de ces femmes prend vie par de menus détails : la texture de la polenta sous la dent, l'odeur de la crème à baratter, la forme d'une robe en sablier qui fait se retourner les hommes. Les mots de l’auteure sont d'une infinie tendresse pour celles qu'on a si peu regardées et écoutées.

4/5 
Emmanuelle Liégey, lectrice

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire